Angkor : Naissance d’un mythe

A Paris le Musée des Arts asiatiques-Guimet consacre une exposition à la légendaire citée de l’empire Khmer, Angkor, et plus particulièrement sur l’aventure entourant sa découverte à la fin du XIXème siècle.  Cette exposition exceptionnelle est l’occasion de revenir sur des trésors exposés lors des expositions universelles et coloniales de l’époque, qui ont façonnés la légende.

En effet, pour que la cité sorte de l’oublie et de la jungle qui l’a ensevelie, il aura fallu attendre la détermination d’un jeune officier français de 24 ans : Louis Delaporte. Si l’on a longtemps considéré que l’homme, qui ramena du Cambodge de nombreuses œuvres originales, était un pilleur, il fut en réalité un des sauveurs de ces trésors Khmer.

La tour à visages du temple du Bayon © Yannick Gendrot
La tour à visages du temple du Bayon
© Yannick Gendrot

Lorsqu’il découvre Angkor en 1863, la jungle environnante à presque intégralement recouvert la cité et ses temples. La préservation de ces statues et de l’architecture du Xe au XII siècle composant le patrimoine khmer va devenir l’œuvre de sa vie.

Attentif au fait de ne pas détruire et piller les hauts et bas reliefs sculptés, il à l’idée d’en faire des moulages. Ces moulages gardent encore une qualité exceptionnelle et un rendu très précis des détails sculptés qu’on ne retrouve plus aujourd’hui en visitant les temples d’Angkor.

10743775874_13725a8945_cCette cité fut a son apogée composée de plus de 700 temples sur près de 3000km². Son esthétique témoigne de l’impact de la société indienne sur le Cambodge et de la richesse de la culture Khmer disparue à la fin du  XVIème siècle.

L’exposition retrace finalement l’histoire des expéditions de Louis Delaporte  qui a atteint son but de « faire entrer l’art khmer aux musées ».

Près de 250 pièces sont présentées : sculptures khmères en pierre des Xe-XIIIe siècles, moulages en plâtre, photographies, peintures et documents graphiques du XIXe et du début du XXe siècle (aquarelles et encre sur papier, imprimés, etc.), rendant compte des premiers contacts de la France avec l’art du Cambodge ancien.

Aux œuvres conservées au musée national des arts asiatiques-Guimet s’ajoute des prêts du musée Rodin, du musée des années Trente, du musée national d’Art moderne ainsi que de diverses collections privées. Enfin,  on retrouve des prêts importants d’institutions patrimoniales du royaume du Cambodge : musée national de Cambodge, Phnom Penh, musée national d’Angkor, Siem Reap, qui évoquent des sites majeurs de l’art khmer.

Musée national des arts asiatiques Guimet  6, place d’Iéna, Paris XVIè. Le musée est ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h. Tarif exposition temporaire et collections permanentes : 9,50€

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